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Je prépare un Marathon

6 août 2017

J’ai longtemps hésité avant d’écrire cet article. Pourquoi ? Peut-être par peur. Peur du jugement, peur de ce que peuvent penser les autres. C’est plutôt stupide me direz-vous n’est-ce pas ? Lorsque je me lance un défi personnel, un nouveau projet qui me plait, j’ai tendance à avoir du mal à aller au bout. Peur de l’échec ? Sûrement. Alors mon inconscient se dit peut-être que c’est plus facile de ne pas aller au bout. Quitte à échouer autant échouer de manière consciente.

Cette fois-ci il ne s’agit plus d’un projet comme les autres, ce n’est pas un nouveau challenge qui émerge dans mes pensées au milieu de nulle part. Courir 42,195 km c’est un rêve qui mûrit en moi depuis toute petite. Certaines petites filles rêvent de devenir princesse, moi depuis que je suis en âge de courir je ne rêve que d’une chose, fouler le bitume sur une distance qui me paraît interminable.

Et puis il y a eu l’époque de la prépa où j’ai commencé à fumer, à prendre du poids et la tendance a continué en entrant en école de commerce. Profiter après les années difficiles de prépa a été plus fort que ma motivation à entamer un programme d’entraînement marathon. Et pour être tout à fait honnête, Je n’y pensais plus vraiment. Mais les 42,195 km sont restés dans un coin de mon esprit bien au chaud ! Quand je serai prête je m’élancerai !

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Mais est-on vraiment prêt pour un tel défi ?

Puis est venu le temps de partir sur Paris et de se faire une expérience professionnelle. S’enfermer dans une capitale au rythme frénétique qui m’a poussé à privilégier le boulot et les sorties entre copains. Mais cette adrénaline que procure le sport j’en ai besoin. C’est elle qui me donne l’énergie d’avancer et de me surpasser ! Malgré le diagnostic d’une hypothyroïdie d’Hashimoto, la fatigue et la prise de poids qui s’en suit, je me lance dans la tendance du Miracle Morning. Se lever à 5h du matin et partir fouler les rues endormies de Paris : quel plaisir ! Je reprends petit à petit le goût de l’endorphine que me procure chaque entraînement. Après 3 mois de early morning running et un changement de boulot, le déclic commence petit à petit à s’opérer sans que j’en prenne réellement conscience. Le défi lancé au hasard avec une collègue de se confronter au semi-marathon de Paris est en marche. C’est décidé, Mars 2016 se sera 21,098 km.

Blessée 3 mois avant la course officielle, c’est sans réel entraînement et sous une pluie torrentielle que je m’élance au départ de cette nouvelle aventure. Je pense que je me souviendrai longtemps de cette première course officielle. Elle a été l’élément déclencheur de la machine en marche. Quelle émotion que de franchir cette ligne d’arrivée. De sentir que l’on s’est surpassée ! Et puis encore par le plus grand des hasards, c’est ma copine Caro qui m’annonce qu’elle participera au Marathon de Paris 2016. Je me propose de l’accompagner sur 10km pour finir par faire les 21 derniers kilomètres à ses côtés et franchir cette ligne d’arrivée tant convoitée. Elle est marathonienne. Elle l’a fait et elle peut être tellement fière d’elle. Ce challenge m’intrigue et me fascine. Elle est marathonienne sans s’être entraînée ! 42,195 kilomètres sans réel entraînement c’est possible ? Cela me paraît fou. Mais inconsciemment le nuage disparaît de mon esprit. Je peux le faire ? Et c’est mon amoureux qui termine de faire fuir le nuage avec cette simple question qui raisonne encore dans ma tête : ça te dit on fait un Marathon ? Allez on y va.

Dès lors commencent les entraînements de remise en forme. A 6 mois de la date officielle, ce sont 3 mois pour ré-apprivoiser le bitume et perdre les kilos en trop qui me gênent.

Je veux commencer l’entraînement avant, à 4 mois. Je veux être prête. Malheureusement, le programme choisi qui est basé sur la puissance est trop dur pour moi. Je n’y arrive pas. Chaque séance est douloureuse et impacte cette toute petite confiance qui est en moi, et je redoute chaque sortie. Je ne veux plus y aller. Je ne veux plus le faire. Me serais-je surestimée ?

Puis cette petite voix au fond de moi résonne : pourquoi ne demandes-tu pas conseil à ton oncle ? Ce grand marathonien qui avale les kilomètres d’un marathon pour le même temps que mon semi. Peut être de nouveau cette peur de l’échec ? L’admiration que je lui porte est tellement forte que j’ai peur qu’il trouve mon objectif ridicule. Mais avec le temps on grandit. Je ne regretterai jamais ce coup de téléphone. Sa voix protectrice, ses conseils, son attention et son aide : un programme sur mesure et adapté à mon objectif. Cette fois on oublie la puissance et on se focalise sur la distance.

J’en suis maintenant à la 4ème semaine d’entraînement, et aujourd’hui c’est 2h00 que mes jambes ont avalé sans rechigner et en prenant du plaisir à chaque foulée. La petite voix au fond de moi est toujours là. Elle me rappelle que le jour du Marathon c’est 2 fois et demi ce temps que je devrais courir. Cette petite voix je l’écoute, mais contrairement à avant, elle ne me ralentit plus. Au contraire, elle me fait prendre conscience des petites victoires à chaque fois que je termine un entraînement. Oui il me reste encore beaucoup de chemin. Mais je suis sereine, et chaque petit pas me rapproche un peu plus de ce rêve.

Et chaque fois que je cours je m’imagine. Je m’imagine le jour J aux côtés des gens que j’aime et soutenu par ceux qui comptent le plus pour moi. Je m’imagine franchir cette ligne d’arrivée à bout de force aux côtés de mon amoureux et de mon oncle. Et chaque fois que je l’imagine, ce frisson parcourt tout mon corps. Il paraît que c’est une réaction physique qui traduirait la fatigue musculaire et/ou l’hyperthermie (déshydratation). Mais au fond de moi je sais que c’est aussi parce que cette expérience sera magique.

Marathon de Lyon j’arrive. Dans 2 mois je foulerai tes pavés, ton bitume et la foule pour un challenge qui me tient tant à cœur.  Et à ces mots qui résonnent en moi : c’est tout ? Je pourrai répondre fièrement : oui c’est tout ! Ce n’est que 42,195 km !

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Bonne journée à tous 🙂

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2 comments

supervanvan 7 août 2017 at 7 h 44 min

très bel article, très personnel et touchant, merci !!

Reply
Mon premier Marathon 4 octobre 2017 at 18 h 49 min

[…] Tout à commencer il y a plusieurs mois lorsque mon chéri m’a proposé de se lancer dans la préparation d’un marathon. Et pour moi, plus qu’un challenge sportif, ce défis a une vraie symbolique (à lire ici). […]

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